Plus de 80 % des accidents vasculaires cérébraux peuvent être évités. Pourtant, chaque année, plus de 1,8 million de personnes en Europe sont victimes d'un accident vasculaire cérébral, et nombre d'entre elles sont exposées à un risque de récidive. Agir aujourd'hui peut faire toute la différence pour réduire les risques.
Qu'est-ce qu'un accident vasculaire cérébral ?
Un accident vasculaire cérébral (AVC) est une urgence médicale et une maladie potentiellement mortelle qui survient lorsqu'une partie du cerveau n'est pas suffisamment irriguée, le plus souvent en raison d'une artère obstruée ou d'une hémorragie cérébrale. En l'absence d'un apport sanguin régulier, les cellules cérébrales de la zone touchée commencent à mourir par manque d'oxygène. Les effets d'un accident vasculaire cérébral peuvent varier considérablement en fonction de la zone du cerveau touchée et de la gravité de l'interruption.
Les accidents vasculaires cérébraux sont souvent classés dans l'une ou l'autre des catégories suivantes :
ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL ISCHÉMIQUE
Il s'agit du type le plus courant, représentant environ 87 % de tous les cas. Il se produit lorsqu'un ou plusieurs vaisseaux sanguins du cerveau se rétrécissent ou se bloquent, entraînant une réduction significative du flux sanguin.
AVC HÉMORRAGIQUE (HÉMORRAGIE CÉRÉBRALE)
Cela se produit lorsqu'un vaisseau sanguin du cerveau fuit ou se rompt, entraînant un saignement dans ou autour du cerveau. Elle est souvent causée par des vaisseaux sanguins affaiblis, qui peuvent résulter de conditions telles qu'un anévrisme (un renflement dans la paroi du vaisseau) ou une malformation artério-veineuse (MAV), un réseau de vaisseaux sanguins anormaux. L'hypertension artérielle exerce une pression supplémentaire sur ces zones fragiles, ce qui augmente considérablement la probabilité d'une rupture.
L'ACCIDENT ISCHÉMIQUE TRANSITOIRE (ATI)
Souvent appelé "mini-AVC", l'AIT provoque des symptômes temporaires semblables à ceux d'un AVC. Bien qu'ils soient brefs, ils constituent un signe avant-coureur d'un éventuel futur accident vasculaire cérébral. Un AIT est considéré comme une urgence médicale et une personne doit consulter un médecin dès que possible.
ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL RÉCURRENT OU SECONDAIRE
Un accident vasculaire cérébral secondaire, ou récidivant, se produit lorsqu'une personne ayant déjà subi un accident vasculaire cérébral en subit un autre.
Définitions clés
Un anévrisme est une zone affaiblie de la paroi d'un vaisseau sanguin qui peut se gonfler et se rompre. S'il se rompt dans le cerveau, il provoque une hémorragie qui conduit à un accident vasculaire cérébral hémorragique.
Une artère est un vaisseau sanguin qui transporte le sang riche en oxygène du cœur vers le reste du corps, y compris le cerveau. Lorsqu'une artère menant au cerveau ou à l'intérieur de celui-ci est obstruée par une accumulation de plaque ou un caillot de sang, elle peut restreindre ou arrêter la circulation sanguine, augmentant ainsi le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC).
Les artères carotides, situées de chaque côté du cou, apportent au cerveau un sang riche en oxygène. En cas de maladie de l'artère carotide, une plaque s'accumule à l'intérieur de ces artères, réduisant le flux sanguin vers le cerveau. Avec le temps, la plaque peut se rompre et déclencher la formation d'un caillot sanguin. Le caillot sanguin peut empêcher la circulation du sang dans l'artère carotide, ou un fragment du caillot ou de la plaque peut se détacher et se déplacer vers des artères cérébrales plus petites, y provoquant une obstruction. Chacun de ces scénarios peut conduire à un accident vasculaire cérébral ischémique, la maladie de l'artère carotide représentant jusqu'à 30 % de l'ensemble de ces cas.
Un caillot sanguin est un amas de sang qui se forme pour arrêter un saignement. Cependant, s'il bloque le flux sanguin vers le cerveau, il peut entraîner un accident vasculaire cérébral.
La plaque est une accumulation de dépôts graisseux dans les artères qui peut rétrécir les vaisseaux sanguins et restreindre le flux sanguin. Les plaques peuvent également se rompre, entraînant la formation de caillots sanguins.
ACT F.A.S.T.
Chaque seconde compte. Utilisez l'acronyme F.A.S.T. pour reconnaître les signes avant-coureurs d'un accident vasculaire cérébral et agir immédiatement :
Le visage s'affaisse
Demandez à la personne de sourire. Un côté du visage s'affaisse-t-il ou apparaît-il irrégulier ?
Faiblesse du bras
Demandez-leur de lever les deux bras. L'un des bras dérive-t-il vers le bas ou semble-t-il plus faible que l'autre ?
Difficultés d'élocution
Demandez-lui de répéter une phrase simple. Son élocution est-elle saccadée, confuse ou inhabituelle ?
Il est temps d'agir
Si vous remarquez l'un de ces signes, appelez immédiatement le numéro d'urgence local.
CAUSES ET FACTEURS DE RISQUE
Comprendre votre risque est la clé de la prévention des accidents vasculaires cérébraux. Il existe deux types de facteurs de risque : les facteurs modifiables (ceux que vous pouvez gérer, traiter et améliorer) et les facteurs non modifiables (ceux qui échappent à votre contrôle). Plus les facteurs de risque sont nombreux, plus le risque d'accident vasculaire cérébral est élevé.
Réduire le risque d'accident vasculaire cérébral chez les femmes
- Contrôler la tension artérielle et gérer la santé pendant la grossesse.
- Soyez prudent avec les contraceptifs et les thérapies hormonales.
- Maintenir un mode de vie sain pour le cœur : alimentation équilibrée, exercice physique régulier, absence de tabagisme.
- Reconnaître les symptômes de l'AVC et demander de l'aide immédiatement.
Des mesures proactives et la sensibilisation peuvent réduire considérablement le risque d'accident vasculaire cérébral et améliorer les résultats pour les femmes.
SIGNES ET SYMPTÔMES
Il est essentiel de reconnaître les signes et les symptômes d'un accident vasculaire cérébral pour obtenir une aide médicale immédiate. Un accident vasculaire cérébral survient souvent soudainement et plus l'intervention est rapide, meilleures sont les chances de récupération. Retarder les soins médicaux augmente considérablement le risque de lésions permanentes, voire de décès.
COMMENT L'AVC AFFECTE-T-IL LE CORPS ET L'ESPRIT ?
Un accident vasculaire cérébral peut avoir des effets soudains et étendus sur le corps et l'esprit. L'expérience de chaque personne est unique - certaines peuvent être confrontées à des effets légers et temporaires, tandis que d'autres sont confrontées à des problèmes plus graves et durables. Le type et l'intensité de ces effets dépendent de la zone du cerveau touchée.
Voici les principales zones touchées par un accident vasculaire cérébral et les difficultés qui peuvent en découler :
Traitement précoce et prise en charge de l'accident vasculaire cérébral
Le traitement d'urgence est crucial pour améliorer les résultats après un accident vasculaire cérébral, et l'approche dépend de la nature ischémique ou hémorragique de l'accident.
ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL ISCHÉMIQUE
L'objectif principal du traitement d'un AVC ischémique est de dissoudre ou d'enlever le caillot afin de rétablir la circulation sanguine.
Pour briser le caillot, les médecins peuvent administrer un thrombolytique par voie intraveineuse dans les 4,5 heures suivant l'apparition des symptômes. Ces médicaments, parfois appelés "briseurs de caillots", agissent en dissolvant le caillot, ce qui permet au sang de circuler à nouveau dans la zone cérébrale touchée.
Pour les caillots plus importants, les médecins peuvent avoir recours à une procédure appelée thrombectomie mécanique. Cette procédure consiste à faire passer un cathéter dans une artère de l'aine jusqu'à l'artère obstruée du cerveau. Un dispositif, tel qu'un stent retriever à cage métallique, s'ouvre et saisit le caillot, ce qui permet de le retirer. Cette procédure peut être réalisée dans les 6 à 24 heures suivant l'apparition des symptômes, en fonction de l'éligibilité de chacun, et peut suivre un traitement par alteplase si nécessaire.
ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL HÉMORRAGIQUE
L'objectif principal du traitement précoce d'un accident vasculaire cérébral hémorragique est d'arrêter le saignement, de réduire la pression sur le cerveau et de prévenir d'autres complications. Les approches thérapeutiques courantes sont les suivantes
Pour certains patients, des procédures peu invasives sont possibles. Un petit tube (cathéter) muni d'une caméra peut être introduit dans une artère principale du bras ou de la jambe et guidé jusqu'au site de l'hémorragie dans le cerveau. Cela permet au chirurgien de voir en détail la zone affectée et de placer un mécanisme, tel qu'un stérilet, pour empêcher une nouvelle hémorragie. Ces procédures sont moins invasives que la chirurgie traditionnelle et peuvent aider à stabiliser la situation.
Dans d'autres cas, une intervention chirurgicale plus importante peut être nécessaire pour réparer le vaisseau sanguin endommagé. Par exemple, le chirurgien peut fermer la base de l'anévrisme pour éviter une nouvelle hémorragie.
L'hypertension artérielle est une cause fréquente d'accident vasculaire cérébral hémorragique. Des médicaments sont administrés pour abaisser la tension artérielle et réduire le risque d'hémorragie supplémentaire. L'European Stroke Organisation (ESO) recommande de commencer le traitement antihypertenseur le plus tôt possible, idéalement dans les deux heures suivant l'apparition des symptômes, afin d'abaisser la tension artérielle en toute sécurité. L'objectif est de réduire la pression artérielle systolique à moins de 140 mm Hg tout en la maintenant au-dessus de 110 mm Hg afin de maintenir un flux sanguin adéquat vers le cerveau.
LA VIE APRÈS UN ACCIDENT VASCULAIRE CÉRÉBRAL
La réadaptation est un voyage de transformation, au cours duquel vous prenez le contrôle et redéfinissez ce que ce nouveau chapitre signifie pour vous. Bien que chaque AVC ait un impact différent sur la vie, avec le soutien, la rééducation et les ajustements de style de vie appropriés, de nombreuses personnes reconstruisent leur vie. Les progrès les plus importants sont souvent réalisés au cours des premiers mois, mais la récupération peut se poursuivre pendant des années, offrant des possibilités d'amélioration continue.
La rééducation est cruciale pour la récupération après un AVC. Elle vise à vous aider à retrouver votre indépendance et à améliorer votre qualité de vie en relevant les défis physiques, cognitifs et émotionnels. La rééducation n'est pas un événement ponctuel - elle commence dès qu'elle est nécessaire et peut se poursuivre aussi longtemps que vous en bénéficiez, parfois pendant des années.
En Europe, il existe plusieurs options de réadaptation, en fonction de vos besoins :
- Centres de réadaptation en milieu hospitalier : Thérapie intensive dans des installations spécialisées, souvent au sein d'un hôpital.
- Cliniques ambulatoires : Séances de thérapie régulières à domicile.
- Réadaptation à domicile : Thérapie dispensée dans le confort de votre domicile.
Ce que l'on peut attendre de la réadaptation
Dans un centre de réadaptation, votre rétablissement est la priorité :
- Des plans personnalisés: Une thérapie sur mesure pour répondre à vos besoins et objectifs spécifiques.
- Une équipe dévouée: comprenant des médecins, des kinésithérapeutes, des infirmières, des ergothérapeutes, des orthophonistes, des diététiciens et d'autres spécialistes.
- Installations spécialisées: Espaces équipés pour les activités de thérapie et de rétablissement.
- Renforcement des compétences: L'accent est mis sur le réapprentissage des tâches quotidiennes, l'amélioration de la mobilité, de la communication et de la cognition.
- Soutien et éducation: Conseils sur la récupération, la prévention des accidents vasculaires cérébraux et le bien-être émotionnel pour vous et votre famille.
La récupération après un accident vasculaire cérébral commence à l'hôpital avec les médecins et les thérapeutes et se poursuit à la maison, à mesure que vous vous adaptez à la vie quotidienne et que vous retrouvez votre indépendance. Ce parcours exige souvent d'adopter de nouvelles routines et de découvrir des moyens pratiques de gérer les tâches quotidiennes. Voici quelques domaines importants auxquels vous devez accorder la priorité au fur et à mesure que vous avancez :
Domicile et indépendance
- Aménagements et modifications du domicile: Adaptez votre logement en y installant des mains courantes ou des rampes, en déplaçant les meubles et les tapis qui pourraient constituer des obstacles pour les déambulateurs ou les fauteuils roulants, et en veillant à ce que les portes s'ouvrent aussi largement que possible pour faciliter la vie quotidienne et la rendre plus sûre.
- Équipement pour une vie indépendante: Des outils tels que des grappins, des chaises de douche et des couverts adaptés peuvent favoriser l'indépendance et le confort.
Soins personnels et activités quotidiennes
- Bain et soins personnels: Utilisez des sièges de bain, des douchettes et des éponges à long manche pour faciliter le bain. Envisagez de simplifier les routines de toilettage.
- S'habiller: Choisissez des vêtements amples et utilisez des aides à l'habillage, comme des crochets à boutons ou des tirettes de fermeture éclair, pour faciliter l'habillage.
Mobilité et transport
- Conduite: Demandez à votre prestataire de soins de santé quand vous pourrez à nouveau conduire en toute sécurité et si vous aurez besoin d'une évaluation.
- Achats: Utilisez des magasins plus petits et accessibles ou des options d'achat en ligne. Faites-vous aider par quelqu'un ou utilisez des aides à la mobilité si nécessaire.
Habitudes saines
- Activité physique et physiothérapie: Travaillez avec votre prestataire de soins et un physiothérapeute pour élaborer un programme d'exercices sûr, adapté à vos capacités et à vos objectifs de rétablissement. Cela peut contribuer à améliorer la mobilité, à réduire la douleur et à soutenir l'ensemble de votre parcours de réadaptation.
- Une alimentation saine: Privilégiez une alimentation équilibrée comprenant beaucoup de fruits, de légumes, de céréales complètes et de protéines maigres afin de favoriser la récupération et de prévenir les futurs accidents vasculaires cérébraux.
- Le tabagisme: Arrêtez de fumer et réduisez votre exposition à la fumée secondaire pour diminuer le risque d'AVC et améliorer votre état de santé général.
Médicaments et gestion des risques
- Gestion des médicaments: Conservez une liste détaillée de vos médicaments, respectez les horaires de prise et communiquez avec votre équipe soignante au sujet des effets secondaires.
Travail/école, voyages et relations
- Retourner au travail ou à l'école: Collaborer avec les employeurs ou les éducateurs afin de procéder aux ajustements nécessaires, tels que des horaires flexibles ou des technologies d'assistance.
- Voyager: Planifiez soigneusement vos déplacements, notamment en emportant vos médicaments, en informant les compagnies aériennes de vos besoins et en prévoyant des hébergements accessibles.
- Relations intimes: Une communication ouverte avec votre partenaire est essentielle. Prenez le temps de rétablir les liens émotionnels et physiques.
- Adaptez vos loisirs: Que vos intérêts soient physiques, créatifs ou intellectuels, trouvez des moyens de modifier vos passe-temps en fonction de vos capacités actuelles et concentrez-vous sur des activités que vous aimez et qui vous apportent de la joie dans votre parcours de rétablissement.
L'éducation des enfants
- Trouvez un équilibre entre votre rétablissement et votre rôle de parent: Créez une routine qui vous permette de vous concentrer sur votre rétablissement tout en répondant aux besoins de vos enfants. Le respect d'horaires quotidiens leur donnera un sentiment de normalité et de sécurité.
- Communiquez avec vos enfants: Parlez ouvertement de votre maladie à vos enfants, d'une manière adaptée à leur âge, pour les aider à comprendre ce que vous vivez.
- Impliquez vos enfants: Laissez vos enfants vous aider à accomplir des tâches simples ou à suivre une thérapie pour qu'ils se sentent intégrés et responsabilisés.
- Enseigner les gestes d'urgence: Montrez à vos enfants comment reconnaître les symptômes d'un AVC et réagir en cas d'urgence. Cette préparation peut atténuer l'anxiété liée aux AVC récurrents.
- Adapter les activités: Modifiez les tâches parentales en fonction de vos capacités physiques et cognitives tout en restant activement impliqué dans la vie de votre enfant.
- Recherchez un soutien extérieur: Utilisez les ressources de la communauté, les conseils ou les groupes de soutien pour aider votre famille à s'adapter.
Planification de carrière et stabilité financière
- Envisagez de nouvelles voies : Si le retour à votre ancien emploi est difficile, explorez de nouvelles possibilités de carrière ou des programmes de formation qui correspondent à vos capacités et à vos intérêts après l'AVC.
- Recherchez des conseils financiers : Recherchez des prestations d'invalidité, une couverture santé ou des subventions pour gérer les frais médicaux et assurer votre stabilité financière pendant votre rétablissement.
Soutien par les pairs
- Se connecter avec d'autres : Rejoignez des groupes de survivants d'AVC, en particulier ceux qui sont adaptés à votre âge, afin de partager vos expériences, d'échanger des conseils et de créer une communauté de soutien.
- Reconstruisez votre vie sociale : Restez en contact avec vos amis et votre famille et envisagez d'adapter vos activités à vos besoins de rétablissement tout en conservant vos cercles sociaux.
Un accident vasculaire cérébral n'affecte pas seulement le corps, mais aussi la santé mentale et le bien-être émotionnel. Il est courant d'être confronté à des problèmes tels que la dépression, l'anxiété, les sautes d'humeur et les changements de personnalité. La prise en compte des changements émotionnels et comportementaux est un élément essentiel de la récupération après un AVC. En gérant la santé mentale de manière proactive, vous pouvez améliorer votre qualité de vie et soutenir votre parcours vers une réadaptation complète.
Changements émotionnels et comportementaux courants après un accident vasculaire cérébral :
- Dépression: Sentiments persistants de tristesse, de désespoir et de manque d'intérêt pour des activités autrefois appréciées. Il s'agit d'une affection répandue chez les survivants d'un AVC, qui peut entraver les efforts de réadaptation.
- Anxiété: Inquiétude, agitation ou peur excessives, qui peuvent interférer avec les activités quotidiennes et les progrès du rétablissement.
- Changements de personnalité et d'humeur: Altérations notables du comportement, telles qu'une irritabilité, une impulsivité ou une apathie accrues, qui peuvent affecter les relations et les interactions sociales.
- Affect pseudo-bulbaire (APB) : Caractérisé par des épisodes soudains et incontrôlables de rire ou de pleurs qui ne correspondent pas aux sentiments réels de la personne, ce qui entraîne une gêne sociale.
- Problèmes d'estime de soi: Sentiments d'inadéquation ou de dévalorisation en raison de limitations physiques ou de changements dans les capacités après l'AVC.
Stratégies de gestion de la santé émotionnelle :
- Rechercher un soutien professionnel: Consultez des professionnels de la santé mentale familiarisés avec les soins post-AVC pour faire face aux changements émotionnels et comportementaux.
- Suivre une thérapie: Participez à des groupes de conseil ou de soutien par les pairs pour partager vos expériences et développer des stratégies d'adaptation.
- Médicaments: Sous la supervision d'un médecin, envisagez de prendre des médicaments qui peuvent aider à gérer la dépression, l'anxiété ou les symptômes de l'ABP.
- Des choix de vie sains: Maintenir une alimentation équilibrée, pratiquer une activité physique régulière et dormir suffisamment pour favoriser la santé mentale.
- Techniques de pleine conscience et de relaxation: Pratiquez la méditation, des exercices de respiration profonde ou le yoga pour réduire le stress et améliorer le bien-être émotionnel.
- Informez-vous et informez vos proches: Comprendre les effets émotionnels de l'AVC peut favoriser l'empathie et une communication efficace au sein de votre réseau de soutien.
Si vous vous occupez d'une personne qui a subi un accident vasculaire cérébral, vous vous demandez peut-être ce que l'avenir vous réserve. La récupération est un parcours unique, chaque personne progressant à son propre rythme. S'occuper d'une personne après un accident vasculaire cérébral est à la fois une responsabilité et une occasion de l'aider à reconstruire sa vie. Voici quelques conseils pour vous aider à parcourir ce chemin :
- Soyez là pour eux: Offrez un soutien émotionnel et soyez patient. Le rétablissement prend du temps et le simple fait d'être présent peut faire toute la différence.
- Apportez une aide pratique: Si vous ne savez pas comment l'aider, demandez-lui ce dont il a le plus besoin, qu'il s'agisse de l'aider dans ses tâches quotidiennes, de l'accompagner à ses rendez-vous ou simplement de passer du temps avec lui.
- Encouragez une rééducation adaptée à l'âge: Aidez-les à poursuivre leur thérapie, qu'elle soit physique, orthophonique ou cognitive, afin qu'ils retrouvent leurs capacités et leur confiance en leur rétablissement.
- Encouragez l'indépendance: Bien qu'il soit important de les aider, laissez-les faire tout ce qu'ils peuvent par eux-mêmes. Cela favorise la confiance en soi et aide au rétablissement.
- Restez en contact avec les professionnels: Restez en contact avec les médecins, les thérapeutes et les travailleurs sociaux pour vous tenir au courant de leurs progrès et de leur plan de soins.
- Surveiller sa santé: Suivre ses médicaments, surveiller les effets secondaires et signaler tout nouveau symptôme ou inquiétude à son médecin.
- Répondre aux inquiétudes concernant les récidives d'accidents vasculaires cérébraux: Créez un dossier médical familial avec les personnes à contacter en cas d'urgence et les détails médicaux afin d'apaiser les craintes de "ce qui se passe si".
- Créer un environnement sûr: Faites des aménagements à la maison pour prévenir les chutes, par exemple en éliminant les dangers, en installant des barres d'appui et en améliorant l'éclairage.
- Restez organisé: Utilisez un calendrier pour gérer les rendez-vous, les séances de thérapie et les routines quotidiennes, ce qui rend la prise en charge plus facile à gérer.
- Célébrez les progrès: Reconnaissez les petites victoires, même si elles semblent mineures. Célébrer les étapes franchies permet de rester motivé et optimiste.
- Faciliter la reconnexion sociale: Encouragez-les à reconstituer leurs réseaux sociaux en participant à des passe-temps, à des groupes communautaires ou à des espaces en ligne pour les survivants d'AVC partageant les mêmes expériences.
- Aider à planifier l'avenir: Travailler ensemble sur leurs objectifs (tels que les ajustements de carrière, les plans d'éducation ou les aspirations personnelles), en reconnaissant que leur parcours sera unique.
- Renseignez-vous: Renseignez-vous sur la réadaptation post-AVC et sur les difficultés auxquelles ils peuvent être confrontés, afin de mieux comprendre leurs besoins et de mieux les aider.
- Prenez soin de vous: N'oubliez pas votre propre bien-être. Prenez le temps de vous reposer, de bien manger et de vous ressourcer. Les groupes de soutien aux aidants peuvent apporter un soutien émotionnel et des conseils précieux.