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Fibrillation auriculaire

Qu'est-ce que la fibrillation auriculaire ?

La fibrillation auriculaire (également appelée « AFib » ou « AF ») est le trouble du rythme cardiaque le plus courant ; elle résulte d’une perturbation du système électrique normal du cœur. Il s’agit d’une affection grave, mais qui peut être prise en charge. Un diagnostic précoce est toutefois essentiel.

Dans un cœur normal, les cavités supérieures (les oreillettes) se contractent et vident leur contenu dans les cavités inférieures (les ventricules). Les ventricules se contractent ensuite (battent) : le ventricule droit envoie le sang vers les poumons et le ventricule gauche vers le reste de l'organisme.

En cas de fibrillation auriculaire, les oreillettes se contractent de manière rapide, chaotique et irrégulière, ce qui les empêche d’acheminer efficacement le sang vers les ventricules. Cela entraîne une stagnation du sang dans les oreillettes, ce qui favorise souvent la formation de caillots sanguins. De plus, les ventricules peuvent également commencer à battre de manière irrégulière et plus rapidement que la normale.

Si elle n'est pas traitée, la fibrillation auriculaire peut entraîner de graves complications ; toutefois, grâce à des soins et à un accompagnement adaptés, les personnes concernées peuvent gérer ces risques.

Types de fibrillation auriculaire

Fibrillation auriculaire nouvellement diagnostiquée

Une fibrillation auriculaire diagnostiquée pour la première fois, quels que soient les symptômes ou la durée.

Fibrillation auriculaire paroxystique

Des épisodes qui apparaissent et disparaissent, s'arrêtant spontanément ou grâce à un traitement en l'espace de sept jours.

Fibrillation auriculaire persistante

Épisodes qui durent plus de sept jours et qui nécessitent généralement un traitement pour y mettre fin.

Fibrillation auriculaire permanente

Une fibrillation auriculaire persistante, pour laquelle le rétablissement d'un rythme cardiaque normal n'est plus l'objectif du traitement. Ce dernier vise plutôt à prévenir la formation de caillots sanguins et à ralentir la fréquence cardiaque élevée.

La fibrillation auriculaire touche environ 2 % des adultes en Europe. Le dépistage et la prise en charge précoces de la fibrillation auriculaire sont extrêmement importants, car cette affection augmente le risque d’accident vasculaire cérébral, de démence et d’insuffisance cardiaque.

QUELLES SONT LES CAUSES DE LA FIBRILLATION AURICULAIRE ?

La fibrillation auriculaire peut être due à des altérations ou à des lésions du système électrique du cœur, ou encore à des problèmes structurels au niveau du cœur.

Parmi les facteurs de risque courants, on peut citer :

Âge

TROISIÈME ÂGE

L'hypertension artérielle

HYPERTENSION ARTÉRIELLE (HYPERTENSION)

CAD 3

MALADIE CORONARIE (MC)

Insuffisance cardiaque 3

DÉFAILLANCE CARDIAQUE

Diabète

DIABÈTE

Valve cardiaque 3

MALADIE DES VALVES CARDIAQUES

Apnée du sommeil

APNEE DU SOMMEIL

Maladie rénale

MALADIE RÉNALE CHRONIQUE

Hypothyroïdie Hyperthyroïdie

HYPERTHYROÏDISME

obésité

OBÉSITÉ

Tabagisme et vapotage

TABAGISME

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CONSOMMATION D'ALCOOL OU DE DROGUES ILLÉGALES

Origine ethnique

ASCENDANCE CAUCASIENNE

Antécédents familiaux

ANTIÉCOSIS FAMILIALE

CONNAISSEZ LES RISQUES

Si une fibrillation auriculaire vous est diagnostiquée, il est important de savoir que certains symptômes peuvent ressembler à ceux d’une crise cardiaque, un AVCou d’un arrêt cardiaque.

SIGNES ET SYMPTÔMES

Certaines personnes atteintes de fibrillation auriculaire peuvent ne présenter aucun symptôme (fibrillation auriculaire « silencieuse »). Lorsqu'ils apparaissent, les symptômes peuvent inclure :

Signes Logo Rouge
Palpitations cardiaques

PALPITATIONS CARDIAQUES OU ARYTHMIES

La sensation que votre cœur bat de manière irrégulière, qu'il bat la chamade, qu'il palpite, qu'il martèle ou qu'il « saute » des battements

Essoufflement, notamment lors d'un effort physique ou en position allongée

ESSOUFFLEMENT

Se sentir essoufflé lors des activités quotidiennes, pendant l'effort physique ou même au repos

Fatigue

FATIGUE

Se sentir inhabituellement fatigué, manquer d'énergie ou trouver les tâches quotidiennes plus épuisantes que d'habitude

Douleur thoracique

DOULEUR OU GÊNE THORACIQUE

Une sensation de pression, d'oppression, de douleur ou d'inconfort au niveau de la poitrine. Les douleurs thoraciques doivent toujours être prises au sérieux et faire l'objet d'une consultation auprès d'un professionnel de santé.

Vertigines

VERTIGES OU SENSATION DE TÊTE LÉGÈRE

Vous vous sentez pris de vertiges, chancelant, faible ou comme si vous alliez perdre l'équilibre

Faible consommation d'énergie

DIMINUTION DE LA CAPACITÉ À FAIRE DE L'EXERCICE OU À RESTER ACTIF

Se fatiguer ou être à bout de souffle plus rapidement lors d'une activité physique

Chute et évanouissement

ÉVANOUISSEMENT (SYNCOPE)

Perte de conscience momentanée ou « évanouissement »

Santé mentale : anxiété

ANXIÉTÉ ET CHANGEMENTS D'HUMEUR

Se sentir inquiet, stressé, irritable ou affecté émotionnellement par les symptômes liés à des troubles du rythme cardiaque

PROBLÈMES DE SOMMEIL

PROBLÈMES DE SOMMEIL

Difficultés à s'endormir, à rester endormi ou à se réveiller en se sentant fatigué

Faiblesse des jambes

FAIBLESSE

Vous pouvez avoir l'impression d'avoir moins de force que d'habitude, d'éprouver des difficultés à monter les escaliers, à soulever des objets ou à accomplir vos activités quotidiennes.

La fibrillation auriculaire chez les femmes

Les femmes peuvent ressentir la fibrillation auriculaire différemment des hommes. Si les palpitations cardiaques constituent le symptôme le plus fréquent chez les deux sexes, les femmes font plus souvent état de fatigue, de faiblesse et d’un impact plus important sur leur qualité de vie.

Comment diagnostique-t-on la fibrillation auriculaire ?

Compte tenu du risque accru de complications, le diagnostic précoce de la fibrillation auriculaire constitue une première étape essentielle. En cas de suspicion de fibrillation auriculaire, les professionnels de santé procèdent à un bilan complet et examinent les antécédents médicaux ainsi que les symptômes du patient.

La fibrillation auriculaire est confirmée à l'aide d'un électrocardiogramme (ECG), qui enregistre le rythme cardiaque. Comme la fibrillation auriculaire peut apparaître et disparaître, une surveillance supplémentaire peut s'avérer nécessaire.

Examens utilisés pour dépister la fibrillation auriculaire :

  • ÉLECTROCARDIOGRAMME (ECG ou EKG) – examen rapide et indolore qui enregistre l'activité électrique du cœur afin d'en vérifier la fréquence et le rythme.
  • MONITEURS HOLTER ET MONITEURS D'ÉVÉNEMENTS – petits appareils portables que l'on porte au cours des activités quotidiennes, généralement pendant 24 à 48 heures, afin d'enregistrer le rythme cardiaque au fil du temps et de faciliter la détection d'arythmies cardiaques pouvant apparaître et disparaître de manière intermittente.
  • ENREGISTREUR À BOUCLE IMPLANTABLE (ILR) – petit dispositif implanté sous la peau qui enregistre en continu le rythme cardiaque pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, permettant ainsi de détecter des battements cardiaques irréguliers ou des épisodes rares de fibrillation auriculaire.

 

Autres examens utilisés pour évaluer la santé cardiaque et l'état de santé général :

  • ANALYSES SANGUINES – permettent de détecter des pathologies ou des substances présentes dans le sang susceptibles d’affecter le cœur ou de favoriser la fibrillation auriculaire.
  • ÉCHOCARDIOGRAMME (ÉCHO) – examen échographique qui utilise des ondes sonores pour générer des images dynamiques du cœur, permettant d’en évaluer la taille, la structure et le fonctionnement. Un « écho de stress » consiste à réaliser l’échocardiogramme pendant un test d’effort.
  • TEST D'EFFORT – permet d'évaluer la façon dont le cœur réagit à l'activité physique, généralement en marchant sur un tapis roulant ou en pédalant sur un vélo d'appartement.
  • ÉCHOCARDIOGRAPHIE TRANSOESOPHAGIENNE (ETE) – examen échographique spécialisé réalisé à l'aide d'une petite sonde introduite dans l'œsophage afin d'obtenir des images détaillées du cœur.
  • RÉSONANCE MAGNÉTIQUE CARDIAQUE (RMC) – examen d'imagerie qui utilise des aimants et des ondes radio pour obtenir des images détaillées de la structure et du fonctionnement du cœur.
  • RADIOGRAPHIE THORACIQUE – permet d'obtenir des images du cœur et des poumons afin de détecter une hypertrophie cardiaque ou une accumulation de liquide dans les poumons.
  • IMAGERIE DU CERVEAU OU DES VASES SANGUINS – examens d'imagerie pouvant servir à dépister des pathologies ou des complications associées, telles qu'un AVC ou des troubles de la circulation sanguine.

LES DIFFICULTÉS DU DIAGNOSTIC

Il est parfois difficile d'établir un diagnostic, car les symptômes peuvent apparaître et disparaître. Certaines personnes présentent des épisodes de temps à autre, tandis que d'autres ne remarquent parfois aucun symptôme.

TRAITEMENT ET PRISE EN CHARGE DE LA FIBRILLATION AURICULAIRE

Il est important de participer aux échanges avec les équipes médicales afin de bien comprendre la maladie et de prendre des décisions éclairées concernant le traitement. En fonction de la situation particulière et des risques propres à chaque patient, les équipes soignantes proposeront différentes options.

Il peut s'agir notamment :

Certains médicaments peuvent aider à prévenir ou à traiter les rythmes ou fréquences cardiaques irréguliers, à réduire le risque de formation de caillots sanguins (« anticoagulants ») ou à faire baisser la tension artérielle.

Adopter des habitudes saines, comme manger des aliments nutritifs, maintenir un poids équilibré, pratiquer une activité physique régulière, contrôler sa tension artérielle et sa glycémie, ne pas fumer, limiter ou éviter la consommation d'alcool et réduire le stress, peut améliorer votre bien-être général et votre espérance de vie.

Des électrodes sont placées sur votre poitrine et reliées à un appareil qui envoie de brèves décharges électriques au cœur (cardioversion électrique) afin de rétablir un rythme cardiaque normal. Il arrive parfois que l'on administre un médicament par voie intraveineuse à la place des décharges électriques (cardioversion pharmacologique).

Certaines personnes peuvent tirer profit de dispositifs implantables pour aider à réguler leur rythme cardiaque ou à surveiller leur cœur au fil du temps. Par exemple, un stimulateur cardiaque peut aider à contrôler un rythme cardiaque lent ou irrégulier, en particulier lorsque d’autres traitements ne sont pas efficaces ou adaptés. Un DAI (défibrillateur automatique implantable) peut détecter certains rythmes cardiaques anormaux dangereux et délivrer un choc pour rétablir un rythme normal. D'autres dispositifs, tels que les enregistreurs en boucle implantables, peuvent être utilisés pour surveiller en continu le rythme cardiaque et détecter des épisodes irréguliers ou peu fréquents de fibrillation auriculaire.

Pour aider à contrôler le rythme cardiaque et à réduire les symptômes. L’ablation par cathéter est une intervention qui vise et isole les zones du cœur à l’origine de signaux électriques anormaux. Chez certains patients, l’occlusion de l’appendice auriculaire gauche peut être envisagée pour contribuer à réduire le risque d’AVC, en particulier lorsque les anticoagulants ne sont pas indiqués. Une autre option est la technique du Maze, une intervention chirurgicale consistant à créer de petites zones de tissu cicatriciel dans les cavités supérieures du cœur (oreillettes). Ce tissu cicatriciel contribue à bloquer les signaux électriques anormaux susceptibles de provoquer une fibrillation auriculaire.

Mode de vie – Vivre avec une fibrillation auriculaire

Vivre avec une fibrillation auriculaire peut avoir des répercussions sur de nombreux aspects de la vie quotidienne, tant sur le plan physique qu’émotionnel et social. Certaines personnes peuvent se sentir inquiètes, frustrées ou désorientées après le diagnostic, surtout lorsque les symptômes sont imprévisibles.

La fatigue, l'anxiété, les troubles du sommeil ou les inquiétudes liées à l'AVC et à son traitement peuvent parfois affecter la confiance en soi et la qualité de vie. Il faut parfois du temps pour s'adapter aux changements de mode de vie, aux traitements médicamenteux ou à la reprise d'activités habituelles telles que le travail, le sport ou les voyages.

La bonne nouvelle, c'est que de nombreuses personnes atteintes de fibrillation auriculaire continuent de mener une vie active et épanouissante grâce à des soins, un accompagnement et une prise en charge adaptés.

Suivez votre plan de traitement à la lettre. Il est essentiel de prendre les médicaments tels qu'ils sont prescrits pour se sentir mieux et améliorer sa longévité. En cas de doute, n'hésitez pas à contacter votre médecin.

L'hypertension artérielle, le diabète, les maladies rénales et d'autres troubles cardiaques doivent faire l'objet d'une prise en charge rigoureuse.

Ne manquez pas vos visites de suivi, même si vous vous sentez bien. Pour préparer votre rendez-vous, notez vos symptômes, vos questions, les médicaments que vous prenez et tout changement dans vos activités quotidiennes.

Prévenez votre équipe soignante si vous constatez un essoufflement, une gêne thoracique, des vertiges, des évanouissements ou une diminution de votre tolérance à l'effort.

Demandez à votre médecin quel niveau d'activité physique est sans danger pour vous.

Renforcez votre confiance en vous en matière de prise en charge de votre santé en vous informant davantage sur votre pathologie. Utilisez des sources fiables pour recueillir des informations et prendre des décisions éclairées concernant votre santé. La connaissance est un outil puissant qui vous accompagnera tout au long de votre parcours.

Vivre avec une fibrillation auriculaire peut être source d'inquiétude. Le soutien de votre famille, de vos aidants, des professionnels de santé et des communautés de patients peut vous aider à vous sentir moins seul.

Questions à poser à votre médecin

Alors que vous vous lancez dans la prise en charge de votre fibrillation auriculaire, il est essentiel d'avoir des échanges ouverts et constructifs avec votre professionnel de santé. Voici quelques questions à vous poser, qui vous permettront d'adopter une approche collaborative et éclairée concernant votre santé cardiaque :

  • Quelle est la cause de ma fibrillation auriculaire ?
  • Quels examens dois-je passer ?
  • Ma fibrillation auriculaire va-t-elle disparaître d'elle-même ?
  • Comment puis-je réduire mon risque d'insuffisance cardiaque, de caillots sanguins et d'AVC ?
  • Quelles sont les options thérapeutiques qui s'offrent à moi ? Quels sont les risques et les avantages de chacune d'entre elles ?
  • Ai-je besoin d'une intervention médicale ou d'une opération ? Si oui, quelles sont les chances que cela m'aide ?
  • Quels sont les médicaments disponibles et quels sont leurs risques et leurs avantages ?
  • Quels changements dois-je apporter à mon alimentation, à mon activité physique et à mon mode de vie ?
  • Puis-je boire de l'alcool en petites quantités ?
  • Quels sont les symptômes auxquels je dois prêter attention et qui indiqueraient qu’il faut que je contacte mon médecin ou que je sollicite une aide d’urgence ?
  • Où puis-je trouver des ressources et des informations fiables sur la fibrillation auriculaire ?
  • Comment puis-je entrer en contact avec d'autres personnes atteintes de fibrillation auriculaire afin de bénéficier d'un soutien et d'échanger nos expériences ?